Malik Ambar

ROMAN HISTORIQUE

Il n’est pas resté dans l’histoire parce qu’il était noir.


« Malik Ambar, une épopée visionnaire. Et un beau roman. »

Jean-Christophe Rufin de l’Académie française

« Une expérience réussie. Un vrai roman, le jeu des récits est séduisant et l’on s’y laisse prendre comme visiblement l’auteure a été prise. »

Jacques Revel, historien.
Directeur d’études de l’EHESS

Un esclave africain, parti d’une totale désocialisation due à la servitude, est devenu Roi- Régent en Inde au 16e siècle. Ce héros en terre étrangère réussit à protéger et développer un royaume du Deccan. Il su se faire aimer de personnes solaires qui l’ouvrèrent aux beautés du monde.

« Un récit mené tambour battant par trois narrateurs successifs – un écrivain public, un poète hindou et un médecin vénitien – qui offrent un éclairage complémentaire et savoureux de la vie de cet homme charismatique, à la fois guerrier audacieux, amant passionné, souverain éclairé et père attentif. » Steinkis

Rencontre

BIFURQUATION

fort de Janjira où Malik est allé négocier des mercenaires

Un jour par hasard, je tombe sur le parcours de Malik Ambar évoqué en quelques lignes sur le Web. Un esclave d’Abyssinie, voué aux plus hautes fonctions en Inde, entame une émancipation exceptionnelle qui est pourtant restée dans l’oubli parce qu’il était noir.

En son temps, il fût loué comme un grand homme d’Etat. Les vestiges d’une ville qu’il inventa sont là dans son ancien royaume d’Ahmednagar où reste aussi la mémoire de ses innovations militaires, de sa préscience de l’irrigation, de ses avancées sur la question des minorités dont il faisait partie, et de sa tolérance religieuse bien qu’attaché à l’Islam.

Un sauveur abyssin qui rompait avec les préjugés d’Africains passifs et assistés ! L’occasion était belle pour déjouer le racisme sur « l’Homme noir » qui n’aurait pas été complètement acteur de son histoire et ne serait entré que négativement dans celle des autres : On sait ce qu’il a subi, moins ce qu’il a apporté au monde. Cette injustice fût le moteur premier de mon envie de chercher, d’exhumer, d’écrire.

« L’Homme, petit ou grand, a besoin d’étoiles pour bâtir son estime de soi. Mais des étoiles noires, personne ne m’en a jamais parlé. »   Lilian Thuram

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fort de Janjira où régnait une dynastie d’origine africaine

J’entrepris cette enquête historique avec l’idée de réaliser un film. De la statuaire du guerrier pieu, sans faille, érigée par les historiens indiens des années 1950 / 70, il fallait passer à l’homme, au personnage complexe, en remplissant les creux par la fiction.

Un scénario vit le jour, trop cher pour les producteurs. Il se transforma en roman historique.

« L’imaginaire se nourrit d’inconnu autant que de connu. »
                            Jean-Christophe Rufin

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Histoire

D’ESCLAVES ÉMANCIPATEURS

Les contacts entre l’Afrique et l’Inde sont attestés depuis des siècles. Certains historiens remontent à l’Antiquité mais c’est à partir du 12ème / 13ème que les échanges se sont le plus développés. Bien avant le commerce triangulaire, les routes de l’esclavage furent très actives avec le continent noir d’où arrivèrent aussi commerçants ou représentants de pouvoirs politiques.

Les marins arabes dominaient l’Océan Indien. Ils écumaient les côtes est du continent noir et vendaient leur marchandise humaine d’abord dans la péninsule arabique, puis au Gujarat comme sur la côte de Malabar.

A l’opposé des « esclaves domestiques » que l’on nomme Siddis, les Habshis, capturés en Abyssinie [Ethiopie], sont des esclaves de luxe au prix élevé à qui on attribue des qualités exceptionnelles de bravoure, de loyauté, d’intelligence.

« Tous les nobles en raffolent. On pourrait dire que les Habshis forment l’aristocratie des enchaînés, » dit le Marchand vénitien.

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Durant ce « Moyen Age » indien, les relations de patronage royal furent privilégiées aux liens du sang, et l’ascension d’esclaves noirs aux plus hautes fonctions politiques devint une institution, particulièrement en milieu musulman. L’islam ne reconnaissait pas la division entre « pur et impur » propre au système brahmanique qui désigne la peau noire comme le signe d’une « pollution » au sens rituel, stigmatisant ainsi les gens de basse condition.

Sur le plan politique, précisément leur couleur de peau rendait impossible l’usurpation du trône, garantissant ainsi les lignées royales à l’épreuve de luttes consanguines ou parfois à la merci d’aventuriers. « Parce qu’ils étaient rien, ils pouvaient être tout, » comme le dit Marc Piault qui a travaillé sur cette question des « esclaves royaux » au Nigeria.

Dynaste d’origine,
© « African elite in India »
John Mcleod, Kenneth X. Robbins, 2006

Les Habshis affranchis devinrent premiers ministres, chefs des armées, gardes des sceaux, fondateurs de nouvelles dynasties dès qu’ils recevaient un fief en hommage, et c’est par le biais de la Régence qu’ils atteignaient la magistrature suprême. Les destinées de ces Africains talentueux furent occultées par les Anglais comme par les Indiens.

Cependant aujourd’hui, des études historiques sur l’Inde tentent de corriger cette « large part invisible de l’histoire indienne » comme la nomme John McLeod, à la tête d’un groupe de chercheurs américains qui essaye d’éviter « les points de vue euro ou afro centriques. Le but est de souligner le rôle joué par les Africains dans les domaines politiques, militaires, culturels en Asie du sud, et peut être aider les lecteurs à revoir leurs idées préconçues sur le sujet.»

De l’avis de tous, Malik Ambar fut le plus important et le plus emblématique de ces hauts personnages venus des routes africaines de l’esclavage. Razzié par des Arabes en Ethiopie, il fut vendu à La Mecque où un marchand, sans doute séduit par l’intelligence du jeune homme le protège, au point qu’à sa mort, ses enfants jaloux le revendirent à un esclavagiste en partance pour l’Inde.

« Autant la littérature est abondante sur les diasporas africaines outre Atlantique, autant les diasporas africaines dans l’océan Indien sont encore méconnues », renchérit Richard Pankhurst.

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Histoire

DU DECCAN

cartographie portugaise début XVIé
© atlas Miller Fond BNF

frontières fluctuantes

routes plausibles de l’esclavage de Ambar

Venus de Samarkand au XVIe siècle, les Moghols franchissent l’Indus en envahisseurs victorieux et s’installent dans le nord du pays. Akbar le Grand, petit fils du fondateur de cette nouvelle dynastie de culture persane, poursuit la conquête de ses ascendants dont le but était de soumettre et d’unifier l’Hindoustan sous la couronne impériale.

Mais il rencontre un obstacle, une résistance qui perdure, celle des sultanats du Deccan d’origine turco-afghane établis dans cette région depuis le XIIIé-XIVé siècle.

Dans les cours royales de cette région centrale se côtoient Ouzbeks, Turcs, Arabes, Persans, Afghans, Africains, Tadjiks… sans oublier les Marathis hindous, natifs du pays, qui joueront leur carte plus tard.

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Intérieur

Cette mixité n’est pas du goût de tous, notamment des nobles qui se réclament des hautes lignées du Nord. Ils se regroupent dans le Parti des Étrangers, les Afqis qui définit la gestion politique comme un domaine réservé, et se déclarent seuls aptes à gouverner « par nature » dont le premier signe distinctif est la peau claire. Ce parti est opposé au parti des Musulmans du Deccan, divers et mêlés, rassemblés par une forme de « patriotisme » autour de leur terre, leurs tombes et leur liberté, à l’instar des personnages historiques du roman.

Une situation explosive qui amène des musulmans à lutter entre eux et se battre en plus contre les musulmans impériaux du Nord. Une situation dont les Occidentaux vont tirer parti.

Dans ce contexte, l’aventure politique de Malik Ambar revêt des enjeux cruciaux : Dépasser les intérêts étroits des princes du sang qui, sans droit d’aînesse, s’entretuent. La paix politique recherchée passe par la stabilisation de la société elle-même et un dépassement transculturel des savoirs et des religions. Le Grand Moghol Akbar, qui régnait lorsque l’esclave abyssin entama son ascension politique, en avait l’intime conviction.

le Grand Moghol, Akbar

Entre deux massacres, l’Empereur —illettré et plutôt agnostique— se passionne pour les débats métaphysiques. Il multiplie les Maisons du savoir où se confrontent philosophes et poètes.

Il unifie les calendriers de l’Islam et de l’Hindouisme pour que les festivités soient partagées par tous au même moment. Il interdit les traditions les plus clivantes ou discriminantes comme le Sâti ou le mariage des jeunes enfants. Musulman, il épouse une femme d’une minorité hindoue, mère du futur empereur Jahangir.

Il a été à la fois l’ennemi et l’inspirateur de Malik Ambar, qui comme lui, sera opportuniste, bougera ses pions au gré des stratégies les plus propices pour sauver l’intérêt général au prix de la compromission. Ou alors, il optera pour la guerre sans merci, ce qui ne l’empêchera pas —contrairement à son modèle— de trouver une source d’équilibre dans la prière, pratiquée dans la rue avec les plus démunis.

Extérieur

Les Portugais arrivent à Calicut en 1500. Un siècle après, les Anglais, sous couvert de la devise « Trade, not territory » implantent petit à petit la East India Company. Ni les Hollandais orientés vers l’Insulinde, ni les Français arrivés plus tard, n’ont été confrontés au héros noir.

Dans le roman, les Portugais de Goa occupent des rôles importants au début du récit, ils sont ensuite relégués au second plan, alors qu’historiquement ils restèrent présents. Mais j’ai propulsé les Anglais en avant scène, attentive à leurs premiers pas en Inde en présence de Malik Ambar qui sentait les Occidentaux orientés par l’appât du gain.

représentants de la couronne britannique remisés au zoo de Mumbay  

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Histoire

DE NOBLES SUBALTERNES

Les femmes, bétail matrimonial, servent à consolider les alliances politiques. Dans les annales, elles sont passées sous silence. Même les princesses, les bégums persanes, les demoiselles de cour… sans parler bien évidemment des gouvernantes, des domestiques, ou pire, des esclaves qui leur sont attachées.

Seules quelques nobles, souvent d’origine persane, comme Chand Bibi ont une place dans l’histoire académique. Cette reine est connue en Inde pour sa beauté, sa grande érudition, son courage au combat face aux puissants Moghols.

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Du fond des âges nous parvient une icône rigide parée de qualités hiératiques inamovibles. Il fallut percer la carapace de la poétesse toujours munie d’une lyre, de la guerrière au galop tenant un faucon sur le bras ou un sabre dressé vers Allah. Autrement dit, deviner ce qui se passait quand elle descendait de cheval, posait son sabre, n’invectivait personne, arrêtait d’écrire des poèmes persans. Malgré tout, cela devait bien constituer une partie de sa vie !
 

Sans doute vais-je choquer en lui prêtant un grand amour avec l’Abyssin, fruit de ma seule imagination. Mais à cette époque les critères de discrimination n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. Des Wazirs noirs [premiers ministres] épousaient des princesses de peaux claires. Déjà en 1236, Raziyâ Sultana défraye la chronique quand elle prend la place de son frère sur le trône de Delhi et fait d’un esclave noir abyssin, Yaqut, son Maître des écuries et son amant.

Raziyâ Sultana et Yaqut

Cette histoire légendaire en Inde a fait l’objet d’un film à gros budget au titre éponyme [1983]. Le rôle de Yaqut est joué par un acteur indien affublé d’une perruque crépue, la peau enduite de fond de teint sombre. D’après les règles de distribution cinématographique de ce pays, s’il avait été joué par un afro-indien, un Siddi par exemple, descendant de marchands ou d’esclaves venus du continent noir, personne ne serait venu voir le film.

Le cinéma bollywoodien ne compte aucune star qui ait le visage même un peu foncé. Alors que l’Inde comporte un mélange de tous les degrés de carnation, elle se représente « blanche » sur les écrans.

Shah Rukh Khan, une grande star du cinéma indien fait une publicité pour des produits éclaircissants la peau.

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Histoire

DE MALIK

Arrivé comme esclave d’Abyssinie, un adolescent est acheté par Changez Khan, le Wazir, le Premier ministre du royaume d’Ahmednagar au Deccan. Grâce à son maître admiré, l’esclave Zara est appelé « Malik Ambar », un homme libre qui s’initie aux beautés du monde : Poésie et jardins, le paradis dans la culture persane.

Talentueux, il fit de son exil forcé une oeuvre politique au service de ses hôtes et du royaume qui le sauva dont il prit la tête plus tard : Ahmednagar.

Le récit est conté dans le synopsis.

Synopsis

Méthodes

UNE FICTION DOCUMENTÉE

Le récit romancé de Malik Ambar est construit sur des événements avérés à l’intérieur d’un contexte social et politique respecté. Mais le fil chronologique des royautés du Deccan ne pu être reconstitué. Des dates hétérogènes limitées aux mariages, guerres et traités de paix, sans compter une jungle de faits dont l’existence différait d’un auteur à l’autre, brouillait les pistes. Une historiographie vieillotte prévalait dans le système universitaire indien des années 1960/70.

Sans critique des sources —le persan ancien m’étant inaccessible— et avec des ouvrages de seconde main, il était illusoire de juger une version en rapport avec une autre. Dans ces conditions, une biographie n’était guère envisageable d’autant que la sécheresse des matériaux historiques sur ce personnage, à la fois glorifié quand le curseur était sur le Deccan ancien et à demi occulté dans l’histoire générale, rendait le travail laborieux. Un cheminement intuitif fut nécessaire.

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Traces du temps


Jafer Bhei Ambari, descendant de Ambar

Mirza Beg, érudit d’Aurangabad

Dès qu’il me fût possible de le faire, j’interrogeais l’histoire orale comme souvent je l’avais pratiqué en Afrique.

Malik Ambar est une figure encore présente dans certains villages, notamment autour d’Ahmednagar. Sa geste reste dans les mémoires.

Soit par transmission orale avec les enrichissements propres aux récits édifiants. Soit à travers quelques manuscrits gardés et relatés par des érudits locaux. Soit par des historiens amateurs qui consacrent leur vie aux généalogies, faits et gestes des dynastes de leur région.

Forte de cette ethnographie historique, je me suis rendue à la Deccan library et au Centre historique de Puna, où j’ai pu développer un travail sur les archives, largement aidée par un vieux commis au teint très foncé qui m’apportait les documents sur un chariot et qui me guidait avec beaucoup de sagacité.

Des auteurs éminents comme Sanjay Subrahmanyam, historien, Amitav Gosh ainsi que d’autres romanciers indiens, m’ont ouvert les yeux sur les mouvements transcontinentaux articulés aux découvertes-conquêtes de l’Occident.

Traces du réel

« Old Fort d’Ahmednagar où se trouve l’élite du royaume autour de Chand Bibi Sultana. »

« Si une mosquée voit le jour, une église sera édifiée à côté d’un temple hindou. »

Traces du corps

« Mosquée d’Hamrapur, où, tombé mortellement, il aurait reçu les premiers gestes funéraires. Sa tombe, encore honorée par une confrérie soufie. »

« Son corps aurait été déplacé plus tard dans un mausolée à Daulatabad, plus officiel. »

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Méthodes

UN DOCUMENT FICTIONNÉ

in « The White mughals »
© William Dalrymple, 2002

Par une condensation du temps, j’ai tenté de synthétiser les grandes phases symboliques du héros : l’affranchi, le desperado, l’homme d’État et du compromis, enfin, le rebelle. A ces temporalités, correspondent amours et deuils, sources de sa renaissance à la vie après son servage.

Ce destin exceptionnel semble glissé comme une évidence dans une épopée masculine. Ainsi le véhicule-t-on dans les annales. Mais sans la rencontre d’êtres exceptionnels dans son intimité, comment comprendre que cet esclave en terre étrangère soit devenu cette immense figure politique ?

Dans le roman, je fais entrer trois nobles indiennes de génération différente. La Bégum, femme du Sultan d’Ahmednagar et mère de Chand Bibi —l’amante secrète— qui donne naissance à Sharba. Trois personnages féminins qui assurent la transmission spirituelle et charnelle du monde. Je les ai construits et fictionnés en me saisissant de péripéties mineures rapportées par les historiens.

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En allant vers les strates intérieures des personnages, une forme de présent émergea au-delà du temps vitrifié des manuels, leurs oublis partiels et leur instrumentation idéologique de la mémoire.

L’invention de Sherba, par exemple, se niche dans une anfractuosité laissée par les historiens qui, soit la passent sous silence, soit la mentionnent en quelques mots à propos du conflit entre le Régent Malik Ambar et le jeune roi Murtaza II. Il semble avéré que cette mésentente se soit amplifiée au harem.



La Bégum persane, première femme du sultan, prête une relation de la fille du Régent avec son mari. Elle la traite « d’esclave, de concubine du roi » issue d’un « père rebelle. ».
Cela provoque une immense colère chez Malik Ambar et « la reine à l’origine de cette querelle a été empoisonnée après la mort de son mari lui-même assassiné. »

[Radhay Shyam, Delhi, 1968]

Une fois Sherba en scène, je la lie à un personnage fictif, William, un jeune officier anglais. Un pont est ainsi jeté avec les nouveaux conquérants, non pas ceux que l’on connaît le plus à travers la suite de l’histoire coloniale, mais les premiers anglais arrivés sur le continent comme marchands ou appelés de la East India Company.

Fascinés par l’Inde, les modes de vie et de pensée orientaux, nombre de jeunes anglais adoptaient vêtements et coutumes de leurs hôtes. Parfois, ils tombaient fous amoureux d’une silhouette enveloppée d’un sari voluptueux, loin des bustiers corsetés et des jupons empesés portés par les jeunes filles anglaises que l’on sortait des couvents par fournées entières pour les envoyer, au-delà des mers, dans l’espoir de ramener les représentants de la couronne « à la raison ».

William Dalrymple a tiré un magnifique roman, White Mughals, de la confrontation de ces deux civilisations à travers la subjectivité et l’intériorité de James Achilles Kirkpatrick, son héros passionnément épris d’une jeune Bégum. Cela m’a aidée à percevoir ces premiers contacts sous un autre angle et je m’en suis inspirée bien qu’il évoque une période un peu plus tardive.

distractions des employés de la East India company
© Art Archives Alamy

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Presse

« Cela aurait pu être le énième roman historique dont la parution est programmée pour le début des vacances, un genre bien rodé qui glane ça et là quelques matériaux historiques, au demeurant souvent erronés, et une fiction plus au moins bien ficelée. Mais Malik Ambar est pour notre plus grand bonheur un véritable petit bijou où l’épopée romanesque est constamment nourrie de l’Histoire dont il s’agit ici d’un pan méconnu. Anthropologue de formation, Eliane de Latour, forte de la précision méticuleuse d’un chercheur, dotée d’une imagination de conteuse, d’un talent d’écriture indéniable, nous offre avec l’épopée de Malik Ambar un roman historique bien atypique. À l’exception de quelques initiés, férus de l’histoire du sous-continent indien, Malik Ambar n’évoque rien pour les autres. »
Littératures Sud. Affaires Etrangères – Monique Zetlaoui

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« Ce beau livre de près de 300 pages met en lumière le parcours héroïque et méconnu de l’esclave abyssin qui vécut au 16e siècle, sut s’arracher à sa condition de servitude pour monter jusqu’au sommet de la société médiévale indienne […] Anthropologue et africaniste de métier, l’auteur s’est très tôt élevée contre ces stigmatisations, notamment à travers des films documentaires qu’elle a tournés en Afrique et qui l’ont fait connaître. Ces films mettent en scène des stratégies d’émancipation mises en oeuvre par des hommes et des femmes aspirant à dépasser les pièges sociaux dans lesquels ils se retrouvent enfermés. Elle a eu aussi recours à son imagination pour donner chair à cette histoire qui n’est pas que symbolique de la présence africaine dans le monde médiéval. C’est aussi le récit d’un métissage et d’un emmêlement encore inédits de mondes.»
RFI – Tirthankar Chanda
www.rfi.fr

« Le récit permet un éclairage nouveau sur cette période peu connue, où le mélange des origines était à l’honneur. Vous y découvrirez l’arrivée des colons européens de tous horizons, qui se divisent en deux camps: les amoureux de l’Inde et les  » sangsues  » attirés par le seul profit. Mais vous y trouverez surtout le visionnaire Malik Ambar qui inventa la guérilla contre l’armée Moghol, le concepteur des techniques de gestion de l’eau et de la technologie connue sous le nom Neher. »
Tekenessi – Laurent
www.tekenessi.fr

« Culture vive » – Pascal Paradou – (20’)

RFI – Entretien Elisabeth Lequeret

« Conduite accompagnée » – (20’)

France Inter – Mathias Deguelle

« A plus d’un titre »
France Culture – Tewfik Hakem

« Tropisme »
www.franceo.fr
France Ö – Laure Adler

Ambar sur les réseaux sociaux

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FNAC – Coup de coeur des vendeurs

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