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Expositions | Livres
96 pages / Quadrichromie / 15 €
Projet soutenu par La Maison des métallos, Ville de Paris – Fondation de France – Fondation Caritas France, VersElles – le BICE (bureau Catholique pour l’enfance). |
Le projetL’expositionLe LivrePhotographiesVidéo & MusiquePresseEngagement
Comité de parrainagePrésident d’honneur TIKEN JAH FAKOLY Artiste chanteur JANE EVELYN ATWOOD Photographe – LAURE ADLER Ecrivain journaliste
Go de nuit, Abidjan les belles oubliées
Tout a commencé par une hésitation photographique en 2008 devant le visage de Nafissa. Elle était assise sur le seuil d’un hôtel de passe à Abidjan, dans un ghetto de fraîchenies (fraîches) où des filles de 12 à 24 ans se rassemblent pour trouver des clients. Elle me souriait, j’ai appuyé sur le déclencheur. Elle a pris une autre pose, j’ai suivi en silence. Par son attitude, Nafissa m’a guidée vers le portrait dont, le lendemain, j’ai rapporté les résultats tirés sur papier. Les réactions euphoriques des autres filles m’ont incitée à continuer dans cette voie avec celles qui, à leur tour, voulaient passer devant l’objectif. J’ai compris que cette image se substituait à celle qu’elles avaient d’elles mêmes à travers le prisme social qui les renvoie à la souillure et au mépris. Elles ont posé avec confiance et fierté. Elles sont autres, elles veulent le faire savoir. Trois ans après ce premier sourire de Nafissa, un livre et une exposition photo mettent en lumière un phénomène mondial, celui des filles qui fuient des zones de précarité ou les zones de guerre pour vendre leur corps au sein des mégapoles. EdL Click below for the English version Night girls, Abidjan, the forgotten beauties
It all started in 2008, a photographer’s hesitation upon glimpsing Nafissa’s face. She was sitting on the doorstep of a short-stay hotel in Abidjan, in a ghetto of fraîchenies (fresh young flesh) where girls of 12-24 gather to find punters. She smiled at me, I pressed the shutter release. She changed her pose, I followed silently. Through her attitude and poses. Nafissa guided me to the portrait, of which I took her a print on the following day. The euphoric reactions of the other girls encouraged me to continue this path with them, now they all wanted a turn in front of the camera lens. I understood that these images changed the way they saw themselves, thanks to the camera lens of a society that portrays them as soiled and despicable. They posed with confidence and pride. They are something other than their social image and want everyone to know this. By accepting to come out of hiding, the go of Abidjan are representing all girls in their position across the world’s five continents, and offering themselves up to global conscience. Three years after Nafissa’s first smile, a book and a photography exhibition bring to light a global phenomena, that of the girls who flee socially disadvantaged areas or war zones in order to sell their bodies in the heart of the big cities.
EdL Un projet soutenu par
Go de nuitAbidjan, les belles oubliées Présentée en France du 15 novembre au 15 décembre 2011 à la Maison des métallos à Paris, Convaincues d’être la lie de l’humanité, les go se sont soudain trouvées belles. La photo a permis d’entrer dans ces lieux hors la vie et de sortir les filles de la clandestinité. Convinced they are the dregs of humanity, the go suddenly find themselves beautiful. Photography has been a passport to these places on the outskirts of life and to bringing these girls out from underground.
Mélissa (fr)
Je suis devenue vraiment horrible. Parce que je le reconnais, j’étais très belle. Ici, c’est un coin envoûté. Au fur à mesure que tu viens, tu dégrades, tu deviens vilaine, tu fanes… Tu dors en crocodile : tu fermes un oeil, tu ouvres un oeil. T’as peur donc t’as pas le temps de te reposer. Ici, on veille beaucoup. Ton corps, même ta personnalité changent, tu maigris, tu tombes régulièrement malade… Y a tout ça dedans. Tu penses trop. Un gars va venir te demander de l’argent que tu n’as pas, il va te frapper…Je ne suis pas amenée à vieillir dans ça. Tu fais beaucoup d’enfants, t’es pas mariée, t’es pas posée, t’as pas un foyer, tu peux même pas donner une éducation à ton enfant. Tu deviens un peu vulgaire en parler : imbécile, baa-biê, ta mère con… Jamais j’aurais dit ça avant.
Mélissa Click below for the English version Mélissa (en)
I became really ugly”, Melissa confides in me. “Because I must say, I was very beautiful. This place is jinxed. As soon as you arrive here you begin to deteriorate, you become ugly, you whither… You sleep like a crocodile… you close one eye, you open one eye. You are constantly afraid so you have no time to rest. Here we often have to stay awake on watch. Your body, even your personality changes, you get thin, you keep getting ill. All of this gets into your head. You think too much. A guy comes to ask you for money you don’t have, he hits you… I haven’t come here to grow old like this. You have lots of children, you don’t marry, don’t settle, you have no home, cannot even educate your child. You start to speak badly: shit head, baa-biê, fuck your mother… I would never have spoken like that before.Mélissa Le vernissage
L’exposition
Présentation et informations techniques
Le parcours de l’exposition Go de nuit comprend 5 espaces. Click below for the English version Presentation of and technical information
The Go exhibition layout is made up of 5 areas. >Téléchargez la borchure de la Maison des métallos Les photographies signées d’Eliane de Latour sont en vente. Eliane de Latour’s photos are for sale. Go de nuitAbidjan, les jeunes invisibles Eliane de Latour signe textes et photos. « Révélant ces belles oubliées, Eliane de Latour signe un fascinant geste d’anthropologie engagée ». Journal des Métallos Texts and photos by Eliane de Latour. “By revealing these forgotten beauties, Eliane de Latour presents us with a fascinating work of committed anthropology”. Journal des Métallos Sortie le 15 novembre 2011 – Éditions Taam’a
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> Téléchargez la couverture : Go de nuit > Téléchargez un extrait du livre : Proxénétisme modulable
Avec la photo, je n’ai jamais cherché « l’instant joli », je n’utilise mon appareil que s’il me permet de construire du sens, ce qui implique du temps. Le livre donne une nouvelle « temporalité au temps ». Il entoure l’émotion de mots qui évitent de rester sous le choc, pour se rapprocher de ce qui nous paraît si loin, voir « atroce ». Comprendre, c’est regarder l’insoupçonné et le relier avec notre concernement.
Depuis longtemps, on sait les femmes victimes de violations spécifiques lors des conflits armés et dans leur environnement domestique mais le viol marchand, domestiqué, des plus jeunes est rarement évoqué. Pourtant ce phénomène ne cesse de s’accroitre, au Nord comme au Sud. Il est indispensable de développer ce travail au Maroc et en France. La « grande déchèterie » de notre monde inique repousse aux périphéries ce dont il n’a pas l’usage. C’est par la réflexion que l’on doit de remettre au centre pour toucher les consciences. Ecriture, photo, cinéma, théâtre…
Edl
When taking photos I never look for “the pretty moment”, I use my camera only when it helps me to construct meaning, and this takes time. The book gives a new sense of “temporality to time”. It surrounds the emotion with words that snap us out of and beyond a state of shock, to bring us closer to that which seems so far removed, so “atrocious”
Understanding is looking at the unimaginable and making it our concern. The “rubbish dump” of our unjust world pushes what it doesn’t need to the peripheries. It is through contemplation that we must bring this back to centre stage, in order to touch people’s consciences. Through writing, photography, cinema, theatre….
Edl Chants des Go. M.A Coulibaly, L. Yohou, S. Gouhori Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Portraits de jour
Portrait de nuit
Teaser – 3mn – frVisite de l’exposition « Go de nuit » à la Maison des Métallos. 2011 – 6mn
Vidéo accessible avec un code – Demandez le code
Presse Nantes 2013
Les Go de Nuit entrent dans la lumière
A travers ces photos Eliane de Latour cherche à contribuer à la prise de conscience internationale sur le sort de ces filles. Elle nous raconte comment ce projet photographique a débuté là-bas..
http://www.lesonunique.com/content/expo-les-go-de-nuit-entrent-dans-la-lumière SUN 93.0FM – à écouter - Les go qui nous mettent KO
L’éblouissante expo photo « Go de nuit » signée Eliane de Latour. Une visite dont on ne se remet pas.
Malgré la dureté de cette situation, Eliane de Latour nous montre des portraits de femmes d’une incroyable beauté. Jamais de désespoir dans le regard, toujours une belle lueur d’espoir. Des jeunes femmes toujours dignes. C’est ce qui crée leur force. La violence avec laquelle on prend alors conscience de leur situation montre bien toute la portée du travail de la photographe http://www.fragil.org/focus/2124 FRAGIL Les belles d’Abidjan à Nantes
OUEST FRANCE Go de nuit, une exposition d’Eliane de Latour à Cosmopolis
CLUB PHOSTOSHOP NANTES PULSOMATIC NANTES – Eliane de Latour : Go de nuit Agenda Culturel – Exposition Go de Nuit. Abidjan les belles oubliées WIK Nantes – Tout de go L’INTERNAUTE VILLE – Go de nuit, les belles oubliées HUMANTIES AND SOCIAL SCIENCE ON LINE – Go de nuit les belles endormies LE JOURNAL DE LA PHOTOGRAPHIE – Go de nuit. Full screen MON PIED, TON PIED – Go de nuit: une expo d’Eliane de Latour. Une exposition de photo étonnante.
Presse écrite – Revue courte
Quand on prend la peine de les regarder et de les écouter, ces femmes retrouvent une vibrante dignité.
Gilles Renault Libération
On ressort de ce parcours sobre totalement secoué.
Frédérique Chapuis – Télérama
Appuyées par une scénographie époustouflante de justesse, les photographies [d’Eliane de Latour] en disent plus long que bien des articles de presse sur la misère au féminin, la guerre en Afrique et la condition humaine tout court.
Frédérique Briard – Mariane
On est ému. Grâce à la scénographie de Mélanie Cheula et à la mise en sons d’Éric Thomas, on a l’impression de pénétrer dans les hôtels de passe de ces […] adolescentes qui, aux prises avec leurs macs, la violence, la drogue, vivent « dans l’angle mort du monde.
M. J. L’Humanité
Sans misérabilisme, ses images instaurent un rapport à l’Afrique pertinent, urgent. Avec la rigueur de la recherche, ces portraits posés tordent le cou aux clichés.
DNA
En les photographiant, l’auteure a voulu « briser l’indifférence » et « rendre leur beauté » à ces filles plongées dans une instabilité intérieure, rongées par le manque d’estime d’elles-mêmes.
Erwan Manach – Politis
Une très belle exposition, sensible qui révèle le monde et les visages de ces jeunes femmes invisibles. L’exposition est mise en valeur par une scénographie de Mélanie Cheula et une création sonore d’Éric Thomas. Plus qu’une exposition ponctuelle, ce travail s’est transformé en combat.
Afrique in Visu – Interview – afriqueinvisu.org
Le regard des go impose le respect, on ne peut les oublier.
France Inter – Hortense Volle – L’Afrique enchantée
Dans un parcours scénographié, l’exposition dévoile une jeunesse sans filet massacrée. Révélant ces belles oubliées, Eliane de Latour signe un fascinant geste d’anthroplogie engagée.
France Inter – Un temps de pauchon
Press Review
When we take the time to look at them and listen to them, these women recover a striking dignity.
Gilles Renault Libération
We leave this sober journey completely shaken.
Frédérique Chapuis – Télérama
Supported by a totally spot on exhibition layout, [Eliane de Latour’s] photographs say far more than many press articles about female misery, war in Africa, and the human condition itself.
Frédérique Briard – Mariane
We are moved. Thanks to the exhibition design by Mélanie Cheula and sound production by Eric Thomas, it is as if we are inside the short-stay hotels of these [...] female adolescents who, having to deal with their pimps, violence and drugs, live “in the world’s blind spot”.
M. J. L’Humanité
Free from sordid realism, her images establish a pertinent and urgent relationship with Africa. Through rigorous research, these posed portraits avoid clichés.
DNA
By taking their pictures, the photographer wanted to “break down indifference” and “give back their beauty” to these girls, plunged into a state of inner instability, worn down by their lack of self esteem.
Erwan Manach – Politis
A very beautiful, sensitive exhibition that reveals the world and faces of these invisible women. The exhibition is enhanced by Mélanie Cheula’s design and a sound track by Éric Thomas. More than a temporary show, this exhibition has become a struggle.
Afrique in Visu – Interview – afriqueinvisu.org
A voir – A écouter
Mais aussi…
EXTRAITS DU WEB
Eliane de Latour a rencontré les filles et a commencé à les prendre en photos. Ces « go de nuit » se sont prêtées au jeu, « comme si je leur restituais une confiance en elles qu’elles avaient perdue, confie l’anthropologue. Certaines n’ont pas voulu être prises en photo de nuit. Celles qui ont accepté voulaient montrer au monde leur quotidien ; « gbê », la vérité sans fard.
(Les sites qui font du signalement en recopiant le dossier de presse n’ont pas été pris en compte ici.)
Engagement (fr)
Fondation Caritas France - Programmes VersElles ACTION VersEllesLa Fondation Caritas France, en lien avec l’auteure, soutient des projets de lutte contre la prostitution des jeunes femmes de 12 à 25 ans avec des programmes spécifiques —VersElles— qui associent le geste artistique et le geste social. Ils sont mis en œuvre à travers ses partenaires locaux. Les go d’AbidjanVulnérables, souvent abandonnées, déscolarisées, discriminées, elles fuguent pour l’illusion de la liberté. Elles veulent se prendre en main sans rien avoir à demander. Leur conduite les met en danger. Elles sont en mauvais état de santé physique et psychologique car victimes de la violence quotidienne, de grossesses précoces répétées en raison des rapports non protégés imposés par leurs macs ou acceptés pour quelques billets de plus. Les go sont abandonnées par les pouvoirs publics et les ONG, elles sont difficiles à insérer dans des programme de réinsertion, fuguent très vite. Elles préfèrent l’immédiateté des gains du racolage ou les recettes instantanées de charlatans ou d’infirmiers du quartier. Ou alors les systèmes inavouables, comme l’avortement dont elles meurent pour avoir tenté de mettre des cailloux dans leur vagin. Sur l’acte de décès est écrit : « citoyenne non reconnue ». Sur l’acte de naissance, rien, elles n’en ont pas. Sans papier, elles n’existent pas, elles sont vulnérables à toute puissance extérieure, réelle ou imaginée. Intervention d’urgence :
Une première action va être menée au printemps 2013 dont nous rendrons compte sur ce site. Nous aiderPhotographies signées en vente. Livre Go de nuit. Abidjan les jeunes invisibles d’Eliane de Latour Bulletins de dons de la Fondation Caritas
Engagement (en)
Caritas Foundation France - VersElles Programmes ACTION VersEllesThe Caritas Foundation France, in partnership with the author, supports projects that struggle against the prostitution of young women aged between 12 and 25 years old through specific programmes —VersElles— which link artistic and social action. These programmes are implemented by local partners. The go of AbidjanVulnerable, often abandoned, out-of-school and discriminated against, they run away for the illusion of freedom. They want to take control of their lives and not have to ask for anything. Their behaviour puts them in danger. They are in bad health both physically and psychologically as they are victims of daily violence and multiple and early pregnancies from being forced by their pimps to have unprotected sex or because they accept to do so for a few extra coins. The go are abandoned by public authorities and the ONGs, they are difficult to place in reintegration programmes and quick to escape these. They prefer the immediacy of profits from touting or the instantaneous remedies of charlatans or local nurses. Or else the shameful systems such as the abortions that kill them as they try to insert stones into their vaginas. On their death certificates is written « unrecognized citizen ». On their birth certificates nothing, they don’t have them. Undocumented, they do not exist, they are at the mercy of all exterior powers, real or imagined.
Urgent Interventions :
HELP USEliane de Latour’s photos are for sale. Go de nuit Book: Abidjan, the invisible youth by Eliane de Latour Donation forms for the Caritas Foundation |
Go de nuit
Déplacées par les guerres et les dislocations familiales, des filles de moins de 25 ans pratiquent une prostitution de survie dans l’angle mort du monde.
Displaced by wars and broken families, girls under 25 yrs old sell their bodies in order to survive, while the world turns its back on them.













