Après l’Océan

L’Afrique et l’Europe enlacées

35 mm Cinémascope – couleur – 1h48 min – Dolby SRD

un film de Eliane de Latour

avec Fraser James, Marie Josée Croze, Djédjé Apali, Sara Martins, Kad Mérad, Malik Zidi, Lucien Jean-Baptiste, Tella Kpomahou

Films Cinéma
Sortie du DVD le 6 septembre 2011
 shellac-altern.org

« Je dédie cette épopée à ma ‘vieille mère’ l’Afrique, elle m’a tant appris ».

Eliane de Latour

Le FilmPhotographiesVidéos et MusiquesPresse / MédiasCoups de gueuleGoodies

fr

Otho et Shad ont quitté Abidjan pour l’aventure sur les terres européennes. Ils rêvent de revenir au pays en bienfaiteurs.

Otho, reconduit à la frontière sans rien, devient un paria chez lui. Shad, après affrontements et bagarres dans les mégapoles du nord, rentre en héros mais pas « clean, clean » comme il l’aurait voulu.

Après l’Océan enlace l’Afrique et l’Europe à travers deux destins : l’ascension à tout prix et la lutte contre le déshonneur.

> Plus d’informations sur apreslocean-lefilm.com


Gorgé d’énergie, à l’affût d’idées de cinéma, la réalisatrice use à fond de la musique. Chants reggae, rap, ragga : un bonheur sonore. Les images sont flamboyantes, au diapason des rêves de son aventurier. 

Jean-Luc Douin – Le Monde


Un style baroque, fiévreux, impulsif. Une fine connaissance de l’Afrique. La partie est éblouissante.


Jean Luc Porquet – Le Canard Enchaîné


Eliane de Latour modifie l’angle de vision porté sur l’immigration réduite généralement à sa dimension économique. Loin du documentaire, le récit fait un détour par les imaginaires et leurs contradictions

Jean Luc Bertet – JDD


Un humour tchatcheur et poétique qui valorise le message politique et spirituel de cette comédie dramatique haute en couleur de l’esprit.


Alain Spira – Paris Match


 

Les dialogues inspirés découvrent une démarche initiatique, presque philosophique. Les deux protagonistes sont interprétés avec densité par Fraser James et Djédjé Apali.

France Soir 

en

Ohto and Shad have left Abidjan to seek their fortune in Europe. They both dream of returning home to the Ivory Coast triumphant benefactors and heroes.
Otho is deported and returning home empty handed he becomes a social outcast. Shad, following run-ins and fights in Northern cities goes home a hero, but not as clean as he would have liked.
Apres l’Ocean links Africa and Europe through two destinies: social climbing at any price, and the struggle against dishonour. 

> Plus d’informations sur apreslocean-lefilm.com


Bursting with energy, on the look out for cinematic ideas, the director uses music to its full. Reggae, rap and raga: a musical treat. The images are stunning, in tune with the dreams of their adventurer.

Jean-Luc Douin – Le Monde


A baroque style, fiery and impulsive. Hugely knowledgeable about Africa. A dazzling film.


Jean Luc Porquet – Le Canard Enchaîné


Eliane de Latour tackles the subject of immigration from a different angle, a change from the usual economic take. Far from documentary film, the story takes a detour through imaginary worlds and their contradictions

Jean Luc Bertet – JDD


A chatty and poetic humour that promotes the political and spiritual message of this hugely colourful and spirited comedy drama.


Alain Spira – Paris Match


 

The inspired dialogue reveals an initiatory, almost philosophical approach. The two protagonists are played with depth by Fraser James and Djédjé Apali.

France Soir

KANTA

animation qui ouvre le film sur la légende de Kanta, le guerrier qui va chercher son butin toujours plus loin. Comme les guerriers des grandes cités.

 

CONCERT AU MAX LINDER

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Concert au Max Linder pour l’avant Première du film.
Tiken Jah Fakoly et Mike Danon, Gilles Beblo, Troh Guede venus d’Abidjan.
Instruments Ali Wagué, flûte – Eric Thomas et Michel Pinheiro, guitares.

 

INTERVIEWS TIKEN JAH FAKOLY AVEC EXTRAITS DU FILM

Revue de presse

> Après l’Océan le film

 

Radios

RFI – Cinéma d’aujourd’hui

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RFI – Plein Sud #1

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RFI – Plein Sud #2

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Concert Max Linder

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Multimédias

> Chroniques – Médiapart

Comédiens noirs, réalisateurs blancs

L’Europe du XXIè siècle n’invite toujours pas les acteurs noirs sur ses écrans de cinéma. Pourtant, de part et d’autre des mers, nombreux sont ceux qui peuvent relever les plus grands défis. Tant qu’il n’y a pas de rôle, il ne peut y avoir de comédiens.

Une injustice aussi à l’égard de réalisateurs comme moi qui ont envie de travailler avec ces acteurs là car ils portent en eux des « back ground » différents : accents, gestuelles, regards… qui enrichissent les récits.

Une sorte d’apartheid de bonne conscience voudrait, qu’en plus, le cinéma sur les Noirs ne soit réalisé que par des Noirs, comme un gage d’authenticité. Ceci revient à diminuer le nombre de rôles pour ces acteurs et à parquer le « cinéma dit africain » dans une zone communautarisée d’où il sort peu. Pourquoi, rares sont les films faits par des Africains qui traitent d’Européens, blancs par exemple ? Pourquoi les regards ne croisent ils pas ?
Des places immobiles inconscientes sont allouées, chacun dans sa case avec son identité cadenassée. Faut-il que les femmes filment les femmes ? les ouvriers filment les ouvriers ? et les girafes réalisent des films animaliers ?

Le monde est hybride alors que le cinéma européen ne l’est pas. Qui disait : « la cinéma c’est plus que la vie » ?

Cette réflexion a fait l’objet d’un billet dans le Nouvel Obs.

Black actors, white directors

21st century Europe still does not invite blak actors onto its cinema screens. Yet many, both here and overseas, could meet the biggest challenges. As long as there are no roles there can be no actors.
This is also an injustice to film makers like myself who want to work with these actors, as their different “backgrounds”, their accents, body movements and expressions, add depth to the stories.

A kind of clear conscience apartheid also means that cinema about black people is only made by black people, as proof of authenticity. This results in less roles for these actors and in pigeonholing so called “African cinema” into a community zone from which it rarely leaves. Conversely, rare are the films made by Africans about Europeans, white people for example. Why are viewpoints not shared?
Static niches are subconsciously allocated, each in its box with its identity locked up. Must women film women? workers film workers? giraffes make  films about animals?

The world is hybrid but European cinema is not. Who said “Cinema is more than life”.

This comment was the subject of an article in the Nouvel Obs.

Migration : contre les idées reçues

Après l’Océan révèle une autre figure de l’immigré, non pas celle d’un « déshérité » qui fuit sa condition, mais celle d’un acteur qui part à la conquête de son destin en se racontant à travers les métaphores du monde héroïque de Soundjata Keita à Bill Gates en passant par Martin Luther King. C’est une épopée qui relève de l’ambition, de l’utopie, des mythologies, de la foi.

Les jeunes Africains se racontent à travers des images et des symboles qui rejoignent ceux des mégapoles contemporaines, New York, Singapour, Rio ou Paris. Vêtements, musique, désir de puissance, langage crypté… Cependant les métaphores sociales utilisées pour se construire, les langages, l’éthique sous-jacente aux mots, varient d’une capitale à l’autre.

Après l’Océan fait suite à mon précédent long métrage, Bronx Barbès (2000), qui porte sur les gangs de rue en Côte d’Ivoire avec des dialogues en nouchi (français de rue d’Abidjan). Des ghettos, conçus comme un premier déplacement hors de la famille, à l’aventure européenne comme un achèvement dans les deux sens du terme, ces deux films racontent le voyage qu’il faut entreprendre pour rentrer chez soi la tête haute.

« Tu vois fiston, il faut aller en Italie parce que là-bas, il y a la mafia, le foot et le Vatican. Et ça fait un tout. » (le vieux père Pablo Escobar dans Bronx Barbès)

Migration: against stereotypes

This film conjures another picture of the immigrant, not the « disinherited » fleeing his condition, but the player in life setting out to conquer his destiny, recounting himself through metaphors for the heroic, from Sundjata Keita to Martin Luther King or Bill Gates. An epic whose corollaries are ambition, utopia, mythologies, faith.

The young Africans express themselves through images and symbols that echo those of the large modern cities, New York, Singapore, Rio or Paris. Clothes, music, desire for power, ghetto language. But the social metaphors used to develop one’s self-identity, language, the underlying moral codes, differ from one capital to the next.

“Après l’Océan” follows on from “Bronx Barbès” (2000), my previous feature film. It is about the street gangs in the Ivory Coast, with dialogues in nouchi (street French from Abidjan). From the ghettos- conceived as an initial displacement from the family -, to the European adventure, these two films speak about the journey that must be undertaken in order to be able to go home with head held high.

You see my boy, you must go to Italy because they have the mafia, football and the Vatican. That’s all you need (Big Bro Pablo Escobar in Bronx Barbes).

Lexique nouchi – français

 

Festivals

  • Première Mondiale
    Sélection officielle au Festival de Berlin, Panorama
  • Festival International du Film de San Sebastian
  • Festival International du Film d’Edimbourg
  • Festival International du Film de Rio de Janeiro
  • IFFI – International Film Festival of India
  • Paris cinéma
  • Festival de la Francophonie
  • Rencontres du Cinéma Citoyen de Bobigny
  • Ouverture de la Quinzaine du Cinéma du Musée Guggenheim à Bilbao
  • Durban International Film Festival
  • Fespaco
  • Ouverture du Festival Sciences et Cinéma
  • Festival Cinéscience – Bordeaux
  • Festival de Flandres