Bronx Barbès

long métrage fiction

avec Loss Sylla Ousseini et Anthony Koulehi Diaté

Partis d’un bidonville d’Abidjan où ils se cherchent, Toussaint et Nixon se retrouvent au ghetto du Bronx où, sous la tutelle du vieux père Tyson, ils apprennent à braquer, découvrent l’argent facile, l’amitié, l’amour.

« Guerriers » des temps modernes, ils sèment la terreur et côtoient la mort. Ils fuient sans cesse pour trouver un nom, une place, une vie.




Suite…

Synospis – Venus d’un bidonville, deux garçons qui multiplient les petits boulots se réfugient dans le ghetto du Bronx. Sous la protection du vieux père Tyson, ils apprennent la violence, la fête, l’amitié. Leur relation se détériore.

Toussaint, l’aîné, s’adapte à la loi du milieu qui repose sur le respect des anciens, l’honneur, tout en essayant d’y échapper à travers l’amour de Mariam, une jeune vendeuse de poisson. Rebelle, Nixon conteste le droit que les vieux pères imposent aux fistons sur leurs butins, il veut brûler les étapes. Il monte un gang de fistons, fait un braquage qui amène Toussaint à le sortir de prison en doublant ses frères de sang.

Réconciliés, les deux amis sont obligés de fuir au ghetto de Barbès tenu par Tarek Aziz, un sanguinaire. Ils cherchent une issue pour changer leur destin comme les ghettomen de New York, Singapour, Rio ou Paris.

Bronx Barbès se termine sur la traversée en mer.


Après l’Océan prend la suite de l’histoire, l’épopée en Europe comme quête d’honneur avec son pendant, la flétrissure.

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Mise en scène

RÉALISME À HAUTEUR D’IMAGINAIRES

Bronx Barbès est une histoire fictive construite sur des faits mis à jour lors d’une enquête dans les ghettos d’Abidjan et de San Pedro entre 1997 et 1999. Le récit, organiquement enveloppé par la langue de la rue abidjanaise, se nourrit de la philosophie des ghettomen pour lesquels l’idée de « liberté » est accrochée aux modèles consuméristes occidentaux, au pouvoir de l’argent. La fiction s’imposait pour faire apparaitre cette activité symbolique tout en offrant un contrat moral à ceux qui dans des situations d’illégalité devenaient des acteurs.

« Les univers fictifs, loin d’être des apparences illusoires ou des constructions mensongères, ils sont une des faces majeures de notre rapport au réel. » Jean Marie Schaeffer

Suite…

Le « réalisme documentaire » du ghetto ne m’intéressait pas. La littéralité des jeunes gens le regard héroïné gesticulant « aux pieds des murs » qu’éventuellement quelques témoignages auraient pu accompagner n’aurait rien apporté d’autre qu’une forme de voyeurisme. Quant à l’autre face du ghetto, clandestine, cryptée, elle n’apparaissait en observation directe que la nuit ou dans des espaces à part.

Bronx Barbès est un film enraciné, pas une imitation du réel. Il se propulse dans l’envers des choses vers ce qui les fait naître.

« C’est le réel qui écrit la première ligne, la deuxième, c’est moi.»
Pedro Almodovar

Je souscris volontiers à cette phrase d’Almodovar. Il est difficile de séparer les parties directement tirées du réel —de toute façon traitées pour qu’elles entrent dans le récit—, des parties plus inventées, elles aussi aménagées pour faire émerger une vérité.

Cet entrelac qui a pour but de modifier l’approche des ghettos est une question de regard et pas de tri !

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Acteurs

ISSUS DU GHETTO

La distribution mêle des artistes divers mais ce sont les ghettomen qui décrochent les rôles principaux. Bien que pour la première fois devant une caméra, ils envahissent l’écran par leur jeu intimement lié aux codes et au langage —nouchi— de la rue abidjanaise.

Aucune improvisation mais des dialogues appris pas cœur. Ils ont une aisance de proximité culturelle qui facilitait le travail du rythme interne aux scènes. En outre, leur finesse émotive apportait de la beauté aux personnages les rendant charismatiques.

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Les réseaux que j’avais tissés pendant mes enquêtes me permirent de lancer un casting sauvage dans les ghettos [Marie de Laubier, Sarah Teper] mais aussi dans des centres de réinsertion, d’art dramatique, à la télévision, dans le sport et les milieux la musicaux…

Nixon – Loss Sylla Ousseini

Son père a été tué « en sorcellerie ». Il cherche le secret de la puissance, se protège avec un crucifix, une ceinture-talisman, il va prier chez les Pentecôtistes. Attiré par les extrêmes, il porte le risque en lui et met les autres en danger. Ce goût de l’autonomie l’amène, plus que Toussaint, à mettre en question avec lucidité la soit disant loi du ghetto.

« Nixon ce c’est pas moi, moi c’est Loss, mais ce film c’est ma vie. » Loss Ousseini

Toussaint – Anthony Koulehi Diaté

Il rêve d’Amérique et d’indépendance. Il procède par adaptation. Face aux vieux pères qui mettent loi sur lui, il peut laisser son orgueil de côté mais pas son courage. Nixon apporte la poisse, cependant, il n’abandonnera jamais son fiston : « Un homme peut changer s’il a un autre homme à côté, s’il n’a personne, il va toujours recommencer les mêmes trucs », dit-il.

« Cette histoire, c’est une création d’Eliane, mais y a plein de choses que moi-même j’ai vécu dans ce film. Et comme les jeunes dans le monde, j’ai envie d’aller toujours plus loin pour connaître. » Anthony Koulehi Diaté

Dans un espace de représentation cinématographique très largement codifié par les Occidentaux, la théâtralité des ghettomen, parfaitement juste et constructive du sens dans un contexte de rue, pouvait paraître sur-jouée voire ridicule. Il fallu temporiser la nécessité d’ancrage dans le langage nouchi et l’adaptation au contexte occidental, sans reddition devant l’ordre établi.

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Equipe

Africains et Européens

Bronx-Barbès est l’œuvre commune d’Africains et d’Européens liés par la complicité et la même envie d’entreprendre, raconter, révéler.

Chaque chef de poste européen travaillait avec ses fistons. Nous étions douze et avions retrouvé le mode d’apprentissage du ghetto où les vieux pères initient les fistons à leurs sciences. Les nôtres étaient un peu plus légales et réciproques ! Chacun apportait à l’autre ses connaissances : le savoir du cinéma s’échangeait avec le savoir de la ville.

Film tourné avec deux caméras Aaton 35mm        Stéphane Fontaine, chef opérateur et Eliane de Latour

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L’équipe ivoirienne était constituée de garçons de la rue que je connaissais et qui avaient échoué au casting. Sans avoir jamais approché un plateau, ils se sont retrouvés au son, à l’image, au costume, au décor, aux accessoires, aux effets spéciaux, à la régie.

Stéphane Fontaine tournait son premier long métrage comme chef opérateur. Nous partagions le même cinéma, les mêmes points de vue sur l’image. L’AATON 35 mm nous était indispensable pour rester dans le rythme du langage des ghettomen qui exigeait des outils sensibles et « tout terrain ».

Au son, avec son Cantar AATON, Olivier Schwob qui n’a jamais arrêté une scène ou refusé un décor bruyant préservait ainsi la dynamique des plans construits sur de longues durées en harmonie avec les acteurs.

La musique

Philippe Miller a pris des chants qu’il a enrichis avec des instruments très occidentaux comme la contrebasse, la clarinette basse; il a aussi créée une musique originale en ajoutant la voix de Djali, mon assistant sur le film.

Les morceaux additionnels joués viennent de groupes ivoiriens, d’Alpha Blondy à Anti-Pallu en passant pas Magic Sytem, Tiken Jah Fakoly. Elles correspondent à ce que l’on entend dans la rue et dans les maquis.


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Le ghetto

ALLER PLUS LOIN

Nommés Bronx, Barbès, Beyrouth, Soweto, Boston… les ghettos s’accrochent dans n’importe quel repli de la ville. Ils mettent en scène l’utopie de jeunes en rupture qui tournent le dos à une Afrique dénigrée, considérée comme sale et sans avenir. C’est un lieux de rendez-vous quotidien pour les garçons et les filles qui construisent l’imaginaire « nouchi » terme qui désigne cette marge et ces marginaux.

Ils articulent des répertoires de toute provenance : normes ancestrales fondées sur la dette envers les aînés, codes d’honneur, révolte afro-américaine, slogans du néo-libéralisme, rêves petits bourgeois sortis des feuilletons brésiliens, héroïsation à la façon des films d’action américains ou asiatiques… A travers ces amalgames, ils mettent en phase le village, la ville, la planète.

Suite…

« Sciencer loin »

Les ghettomen se définissent comme des aventuriers, des chercheurs-créateurs qui ont leurs sciences. Quand ils sciencent loin, ils arrivent à sortir de l’anonymat des inessentiels qui met en butte à tous les abus de pouvoir : N’importe qui peut vous accuser de n’importe quoi. Les temporalités de la vie sociale, avec leurs attentes et leurs recommencements soumis au jugement des autres, paraissent infranchissables. Ils brûlent les étapes au profit d’une liberté, d’un plaisir immédiat quitte à se faire lyncher ou torturer dans un monde qui leur donne de toute façon peu de chance.

Il faut sortir du lot. L’empreinte individuelle est préférée à la destinée collective. Les réponses dociles sont délaissées au profit du risque.

Entrer dans un nouveau monde

Le ghetto rassemble une communauté fluctuante avec des moments de partage. La vie se centre sur les rencontres, les fêtes, les plaisirs, l’amitié, l’amour mais aussi leurs pendants, la trahison, la jalousie, la suspicion, la mauvaise foi, les cruautés, la destruction…

En passant par l’illégalité, ils sollicitent le hasard comme une loi invisible de la destinée pour en changer le cours. Leur puissance fabulatrice les place dans un monde virtuel où l’on jouit et meurt réellement. Parce qu’ils se sentent rien, ils veulent être tout, tout de suite. Ils forcent les passages avec brutalité.

Que cherchent-ils dans ce quitte ou double ? « Etre quelqu’un demain », répond Tyson.

Jamais d’acquis

Les rôles de chacun se composent à travers des métaphores de la vie sociale qu’elles soient familiales ou conquérantes. On est go et gars, en couple. Les vieux pères et les vieilles mères ont des fistons ou des fistines. L’expérience la plus avancée dans le ghetto détermine les positions sociales de chacun. C’est une reprise du droit d’antériorité commun à de très nombreuses sociétés africaines. Mais il ne s’agit pas d’une hiérarchie figée.

Chacun est vieux père d’un fiston et fiston d’un vieux père. Toutes les personnes trouvées dans un ghetto par un nouveau venu seront ses vieux pères, toutes celles qui le suivront seront ses fistons, avec des liens préférentiels qui lient les amis bien évidemment.

La « loi du ghetto », constamment invoquée, est une « loi » qui varie selon les rapports de forces, une légitimité pour des états de pouvoir transitoires. Il n’y a pas de statut de vieux père mais des positions négociées entre individus. Tous se disent guerriers sans pitié, guerriers pleins, champions. Mais celui qui fait preuve de force et de prodigalité est entouré, tandis que le guerrier sans gloire aux mains vides reste seul. Rien n’est acquis. Le ghetto est un lieu éphémère pour tous.

Chacun doit s’affirmer très vite en sachant que tout peut changer le lendemain. Le ghetto est un mouvement vers la liberté en même temps qu’un enfermement destructif.

Au de-là des mers

Ce monde-tampon contre l’injustice et les violences du monde extérieur se replie sur ses propres déchaînements internes qu’aucune règle ou institution ne vient freiner. Un jour les blessures, la peur, finissent par avoir raison de l’argent : la vie se met à compter.

Il faut alors chercher plus loin, concrétiser les espoirs surgis de l’avant scène d’un Occident fantasmé et foncer vers les vraies terres du nord. Pour se réaliser en héros d’une modernité définie par le mouvement, la propreté, la célébrité, l’honneur, la fortune, ils n’ont de cesse de vouloir rejoindre « le centre de l’effervescence du monde » à leurs yeux.

« Personne ne vieillit au ghetto, tout le monde en sort, chacun a sa chance. » Nixon



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Filmer la violence

SCÈNE DU VIOL

Dans le film la violence est mise en scène du point de vue de ceux qui la subissent ou de ceux qui l’agissent. Je n’ai jamais cherché d’effet spectaculaire qui prendrait source dans une nécessité extérieure.

La scène du viol a choqué en Occident….

Suite…

Par trois cadres fixes —large, moyen, proche—, je décris ce viol au point précis d’état de conscience des fistons dans ce moment là. Ils sortent fiers et éméchés d’une grande fête, aperçoivent une fille, objet d’un jeu ans un premier temps. Elle en gifle un. En une seconde, elle est réduite à rien. Leur amour propre éraflé, ils font exploser leur puissance de mâles virils. Trois face à une frêle jeune fille.

C’est précisément cette mécanique banalisée de la disparition de toute limite que je voulais filmer froidement. Quand l’avantage de la meute transforme des jeunes ghettomen en électrons libres de la terreur. Avec l’espoir par-dessus de tout de ne plus être les larbins des vieux pères.

«  Si tu ne fais qu’obéir tu restes le dernier de la nature. »
Tupac Amaru

Il m’a été reproché de ne pas me placer du point de vue de la victime. C’était impossible car précisément elle n’existe pas dans le regard de ses agresseurs, lieu où je me situe au moment de la scène.

Elle commence à prendre une place quand Toussaint, réticent aux autres, la lui offre. Il la relève, tente de manière dérisoire d’effacer les traces du drame en essuyant le sperme qui coule sur ses cuisses, la recouvre de sa chemise, remet maladroitement ses cheveux en ordre.

Mariam, être anéanti, finit par reconquérir sa dignité quand plus tard elle accorde son pardon à Toussaint. Elle renverse la relation en lui donnant une nouvelle intégrité lavée de toute honte. De passive, elle devient active. Les féministes m’ont accusée d’avoir filmé l’horreur de manière indifférente et d’avoir ajouté l’abjection par le pardon de la victime à son bourreau.

J’ai réalisé cette scène en m’appuyant sur les récits des filles des quartiers pauvres qui subissent cette déchéance. Elles ont peur de la police et de la justice, n’ont pas de psychanalyste, ni de clubs de femmes maltraitées, encore moins de services de la mairie adéquats, et pas les parents prêts à entendre ça. Le pardon est pour elles une manière de dépasser cette flétrissure. En donnant une chance à leur bourreau de comprendre le sens de ce qu’il a commis, elles s’élèvent en effaçant l’image de leur asservissement..

Je préfère suivre les étapes qui construisent, déconstruisent, reconstruisent un être humain que de me jeter dans la compassion immédiate qui obstrue toute intelligence au profit d’un consensus humaniste mou.

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Revue de presse

FRANCE – CÔTE D’IVOIRE – MALI

Sortie en France le 22 novembre 2000

Une fiction lucide à l’extrême. Du toupet mais aussi de la générosité. Un film terriblement humain.
Le Monde – Thomas Sotinel

Entre gangs et ghettos, un regard neuf sur l’Afrique. Accrocheur et séduisant. Eliane de Latour réussit de surprenantes scènes d’amour, parmi les plus sensuelles qu’on ait vu dernièrement sur un écran.
Télérama – Louis Guichard

Le film est une grande fable morale sur notre temps. Sans emphase, mais avec un infini respect de ses personnages.
L’Humanité – Emile Breton

Rigueur stylisée de la fiction avec des dialogues d’une poésie crue. Eliane de Latour rompt avec la vision sinistrée de l’Afrique.
Le Point – F-G. L

Un film qui, au cœur du réel le plus âpre, décide contre tout sens commun d’en rire. Belle leçon qui excède le cinéma.
DNA – [Dernière Nouvelles d’Alsace]

Suite…

Ce film étonnant qui n’est pas sans rappeler certaines productions Warner des années trente, comme « Les Anges aux figures sales ». Du réalisme oui, mais très stylisé par une mise en scène volontiers expressionniste, de la dénonciation dans le propos, des dialogues tranchants, des personnages emblématiques au premier plan, quelques touches d’action et un habile dosage entre la comédie et la tragédie.
La Voix du Nord

Dans cette Afrique pas seulement violente mais énergique, créative, c’est un désir de vitesse qui s’exprime, une envie d’entrer dans le mouvement du nouveau siècle.
Télérama – Frédéric Strauss

Un regard passionné et passionnant sur l’Afrique. Une œuvre hors des sentiers battus et absolument remarquable.
La Provence

Bronx Barbès est un beau film, douloureux et drôle jusqu’à installer une heureuse humeur de tragi-comédie.
Midi Libre

Un film fort en prise directe avec la réalité.
Le Figaro

L’amour prend parfois le dessus, le film d’Eliane de Latour a sa part d’émotion et de tendresse.
Le Canard enchaîné

Des acteurs excellents.
Le Nouvel Observateur – P. M

Ailleurs…

Il fallait soit être atteint de démence, soit tout simplement avoir la foi pour s’atteler à Bronx-Barbès qui s’apparente logistiquement et artistiquement à un tour de force. Un scénario extrêmement écrit, et d’une puissance évocatrice que n’aurait pas renié sur le papier le Scorcese de Mean Streets.
Ciné Live – Grégory Alexandre

Bronx-Barbès est un coup de poing à l’estomac, une œuvre inclassable, un « film d’action » qui amène à la réflexion, un « film d’auteur » plein de bruits, d’ardeurs, de fureur et de tendresse. Du jamais vu jusqu’à présent sur un écran de cinéma.
Revue Critique

On félicite Eliane de Latour pour ce sens du récit, de la mise en scène. Et on la remerciera chaudement de nous avoir présenté une Afrique humaine, sans défaitisme ni bonne conscience.
Ciné Libre – Rémi Jimenez

Un film magnifique consacré aux ghettos africains. Bronx-Barbès est un film passionnant, à nul autre pareil, un témoignage qui ne peut nous laisser indifférent.
Journal du Polar – Stéphane Bugat

Une coloration assez fantastique et poétique que les ruelles de l’Afrique telle qu’elle est, sans fioritures, finissent de transcender.
Aden

Lassée des clichés qui font de l’Afrique soit un continent maudit, soit une éternelle victime, Eliane de Latour signe un film coup de poing.
Zurban – Véronique Le Bris

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Sortie en Côte d’Ivoire le 18 avril 2001

plébiscité à Abidjan. En Côte d’Ivoire, le film d’Eliane de Latour est en passe de battre le record de « Titanic ».
Le Monde – Juin 2001

Le film Bronx-Barbès, un succès de « l’autre face » de la Côte d’Ivoire. Eliane De Latour, fait un tabac dans les salles de cinéma en Côte d’Ivoire. Un véritable phénomène qui vient bousculer l’habituelle domination du cinéma américain sur le continent.
AFP Abidjan – O.M.J.

Bronx-Barbès crève présentement les écrans des salles de cinéma du pays. En deux semaines le taux d’entrées de Bronx-Barbès voisine celui du célèbre film « Titanic ».
J. D. – Firmin Koto

Bronx-Barbès est le film qui fait un tabac depuis deux semaines dans les salles de cinéma.
Gbich – Madouce

Depuis sa sortie en salle, le film d’Eliane de Latour fait un raz-de-marée. Samedi 21 Avril, 22h, une foule compacte attend devant l’entrée de la plus grande salle du cinéma « Les Studios ». Ce début tonitruant laisse augurer d’une belle carrière pour « Bronx-Barbès ».
Le Patriote – Yves Sangaré

Suite…

Le cinéma ivoirien vers des lendemains meilleurs. Les prestations des jeunes acteurs de Bronx-Barbès augurent d’un bel avenir pour le cinéma de notre pays. Bronx-Barbès à voir absolument
Soir Info

Bronx-Barbès le film culte de l’année vient de sortir. Une lueur d’espoir se lève pour le cinéma africain. Et également pour toute l’Afrique entière.
La Bombe – Elvis Adou

Le ghetto est une jungle où les faibles n’ont pas leur place. Mais « Bronx-Barbès » d’Eliane de Latour a su donner de cette vie une chaleur humaine.
Fraternité Matin – K.K. Man Jusu

Le tout Abidjan est en ce moment sous le charme d’un puissant film sur les ghettos africains. Bronx-Barbès a séduit chaque jour les cinéphiles par l’énergie des acteurs et ses dialogues hilarants.
L’Agora

« Tous ceux qui viennent voir Bronx-Barbès repartent contents. Car il y a de l’action, du suspens. Aussi faut-il souligner que techniquement, il n’y a rien à reprocher à ce film. Tout est rythmé du début à la fin. La direction d’acteurs est impeccable ». Réactions de Pascal Diékebré, responsable du programme cinéma.
Le Patriote – Yves Sangaré

Les beaux mouvements de caméra et les belles images ponctuées par la superbe prestation des acteurs font de Bronx-Barbès une œuvre qui vaut le déplacement.
Gbich – Mendozza y Caramba

Eliane de Latour a évité de tomber dans la caricature, le misérabilisme ou le sentimentalisme. Le film est fort et original, c’est une fascinante histoire fictive.
Notre Voie

Le mérite d’Eliane de Latour est grand. Celui de nous avoir montré qu’à côté des salons feutrés de la capitale, un lot important de gueux et d’indigents attendent inlassablement leur part du gâteau national.
Libéral – Bakary Nimaga

Bronx Barbès est joué par des amateurs dotés d’une capacité insoupçonnée. Un bon film qui nous ramène à nos réalités et à la vérité de la vie
Top Visage

Bronx-Barbès qui fait couler actuellement énormément de salive est classé au box-office et fait un carton au niveau des entrées. Soir Info Un film décapant. Rythme, vitesse, énergie, hilarité, poésie de la rue, Bronx-Barbès d’Eliane de Latour est un cocktail « explosif » d’ombres et de lumières des grandes cités urbaines africaines et du monde.
L’Agora – Kader Assoumane Bamba

Les scènes essentiellement tournées à Abidjan et San Pedro ont du rythme . La direction d’acteur est impeccable. Avec essentiellement des jeunes qui n’avaient auparavant jamais fait de cinéma. Une belle œuvre de fiction signée de Eliane de Latour.
Le Patriote – Liliane Tiépokin

Ce film veut effacer une image catastrophique du continent noir présentée en Occident. Un film qu’il faut absolument voir dans les prochains jours.
La Bombe – D.T.

Loin des clichés sur l’Afrique éternelle, elle [E de L] met en scène les jeunes marginalisés d’Abidjan. Entre violence, mythologie et histoire d’amitié, une nouvelle génération urbaine –les ghettomen- clame sa volonté de s’en sortir.
Volontaires – Yves Hardy

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Sortie au Mali le 18 février 2003

Un des grands moments est la séquence des funérailles d’un des chefs de gang, au cours desquelles les hommes se défient à coup de surenchères de devises, dans une gestuelle de plus en plus ostentatoire, tandis que les femmes laissent couler leurs larmes. Ce film d’action fait de la parole un des sujets principaux. Il part du social, il va vers la légende.
Le Zénith Bale

Eliane de Latour a le mérite d’avoir montré aux Africains et aux Européens ce qui les unis : Bronx, Barbès, Soweto.
Le Soir de Bamako

Emotion africaine. C’est un remarquable long métrage tourné dans la capitale ivoirienne. Beauté, dureté, implacable justesse de ces 110 minutes de cinéma vérité.
L’Indépendant

Bronx-Barbès un chef d’œuvre de la Française Eliane de Latour. Avec de très belles images et un son parfait, le talent de la réalisatrice est confirmé. C’est un film à voir à tout prix. Surtout par les décideurs et par les jeunes.
Le Reflet

Une autre image de l’Afrique, différente de ce celle, réductrice, que les médias internationaux véhiculent et qui ne montrent que famines, complots, intolérances et dictatures.
Le Républicain

Suite…

Bronx-Barbès : ce mélange d’humanité et d’inhumanité ; la beauté et la méchanceté habitent en même temps un même social.
Echos

Le film promet une réussite certaine sur les écrans de Bamako et bientôt des régions du pays.
Info Matin

Bronx-Barbès est le cri d’une réalité qui choque. Les curieux peuvent envahir les salles de cinéma du Mali.
L’Observateur

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Sorties au Burkina, Niger, Bénin

Nous n’avons eu aucun retour de presse, ni de rapport de sortie de la Société de distribution Aïda. On sait seulement par ouï dire qu’il y eu une grande affluence dans les salles.

Prix


Mention du Jury
Festival international de Locarno

Grand Prix
Festival du Film français – Albi

Prix d’interprétation
Anthony Koulehi Diaté Loss Sylla
Ousseni Festival français – Albi

Nominé au Prix Cyril Collard

Making off – Extraits


Festivals


Première mondiale
Festival de Locarno
Compétition internationale

Quelques sélections internationales


London International Film Festival
Festival International de Rotterdam
Rencontres Internationales du
Forum de Paris
Europacinema, Viaregio
New York Black Film Festival
International Film Festival, Seattle
Feminale de Cologne
Black Film Maker Festival, London

Quelques sélections nationales


Festival du Film français, Albi
Festival International du Film d’Amiens
Festival Ciné 32
Indépendance et création, Auch
Festival de Cinéma de Colmar
7 jours pour le 7ème art

Fiches
artistique et technique


à Télécharger

Interview

eliane de Latour

Articles scientifiques

A télécharger

Voir chapitre « Ghetto »
 

« Les ghettomen.
Etude des processus d’identification par l’illegalité à travers les gens de la rue à Abidjan »
Actes de la recherches 3é trim

« Le ghetto.
Une métaphore familiale. »
Autre part N°18

« Du ghetto au voyage clandestion.
Une métaphore héroïque. »
Autre part N°19

« Partir.
Héros du retour. »
Critique internationale N°19

« Jeunes de la rue en Côte d’Ivoire. »
Etudes