Biographie

Eliane de Latour
Cinéaste, Anthropologue



« Je me sens engagée autant par la réflexion que par l’action pour lever un coin du voile qui obstrue les manières de voir et de réfléchir ‘le proche et le lointain’. La méconnaissance mène au rejet, au mépris, à la violence, aux préjugés. »
« I feel committed, as much through thought as through action, to lifting a corner of the veil that obstructs ways of seeing and thinking about ‘that which is near and faraway’. Ignorance leads to rejection, contempt, violence and prejudice. »

fr

Eliane de Latour, directeur de recherche au CNRS, anthropologue et cinéaste, s’est mise au documentaire après sa thèse, en alternant les tournages en France et en Afrique tout en continuant à écrire. Elle finit par glisser vers la fiction en abordant les mondes de l’illégalité  —prison, ghetto, clandestinité—  ou de manière romanesque avec « Malik Ambar. »
Par le cinéma, la photo, l’écrit scientifique ou littéraire, elle porte un regard de l’intérieur sur les mondes fermés de ceux que l’on repousse derrière une frontière physique ou sociale. Qu’il s’agisse de personnes âgées en Cévennes, de harem au Niger, d’établissement carcéral, de ghettos en Côte d’Ivoire, de migrants clandestins, de très jeunes joueurs de foot, d’esclaves noirs en Inde du 17è, de détenues mineures au Maroc ou des jeunes prostituées poussées par la guerre en Côte d’Ivoire, ses thèmes de recherches sont centrés sur la réclusion sociale et son corollaire, les grandes ou les petites conquêtes de liberté.


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en

Eliane de Latour, CNRS research director, anthropologist and film director began making documentary films after completing her thesis, alternating shoots in France and Africa whilst continuing to write. She then turned to fiction, tackling various illegal worlds – prison, ghetto, clandestine existence – also writing a novel – “Malik Ambar”.
Through cinema, photography, scientific or literary writing hers is an insider’s look at the closed worlds of those who are forced behind a physical or social barrier. Whether dealing with the elderly community of Cévennes, harems in Nigeria, the prison institution, ghettos in the Ivory Coast, underground migrants, young football players, black slaves in India in the 17th century, minors in prison in Morocco or young prostitutes displaced by war in the Ivory coast, her research subjects are centred around social reclusion and its corollary: major or minor achievements of freedom.


Quelques publications…

Longs métrages


• Après l’Océan[2009], Première mondiale au Festival de Berlin. Panorama.
- Prix du jury du festival Regards sur le cinéma du Monde.

• Bronx-Barbès [2000], Première mondiale au Festival de Locarno. Compétition internationale.
- Mention du jury à Locarno.
- Grand prix du Festival du Film français – Albi
- Prix d’interprétation masculine décerné à Anthony Koulehi Diaté et Loss Sylla Ousseni. Festival du film français – Albi

 

Documentaires


• Si bleu, si calme [1996], Première mondiale au Festival de Locarno. Cinéastes d’aujourd’hui.
- Mention au Prix Europa
- Mention au Festival international de Lisbonne

• Contes et Décomptes de la cour [1993], Première mondiale au Festival de Berlin. Forum.
- Prix Georges Sadoul, Paris.
- Gold Hugo Award, Festival de Chicago…

 

Photos


• Exposition Go de nuit. Abidjan, les belles oubliées, du 15 nov au 15 déc 2011
à la Maison des Métallos (Ville de Paris).
- Un choix Télérama, avec le soutien de Caritas, la Fondation de France, le BICE.

 

Livres


• Go de nuit. Abidjan, les jeunes invisibles. Essai. Ed Taam’a, Paris 2011, l96 p.

• Malik Ambar. Roman historique. Préface Jean-Christophe Rufin.

Ed Steinkis-Flammarion, Paris 2011. 271 p.

 

Articles scientifiques


• Joueurs mondiaux, clubs locaux. Le foot d’Afrique en Asie – Politique africaine.  
N° 118 – juin 2010 – Pp 63, 83

Mort donnée, mort reçue. Yanomamis – Fous d’Allah – ‘Guerriers’ de la rue
abidjanaise. 
In Le Social hors la loi. Ed IRD 2005. Pp 101, 113.

• Héros du retour. In Critique Internationale et coordination du numéro « Partir »,
N°19 Avril 2005. Pp 171-189.